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Auteur Fil de discussion: [Foot Revival] Le 19 septembre  (Lu 846 fois)
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noeste
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Diego, para siempre en mi corazon !


« le: 19 Septembre 2007 à 08:40:54 »

Amis poètes, c’est aujourd’hui l’anniversaire d’un des joueurs les plus rugueux que le championnat de France ait connu en la personne de José Carlos Nepomuceno Mozer, plus connu sous le petit nom charmant de Carlos Mozer.


En effet alors que l’on aurait pu s’attendre à un joueur élégant et très technique comme la plupart des brésiliens, nous avons vu débarquer sur la canebière un joueur physique qui s’est imposé grâce à son engagement toujours à la limite du carton
Celui qui reste encore l’idole de beaucoup de défenseur (qui a dit Tony) est né le 19 septembre 1960 à Rio de Janeiro.


Il débuta sa carrière dans le plus grand club brésilien, Flamengo, jouant aux cotés de Zico ou Bebeto, dans les années 80, période la plus faste du club Carioca, avec de nombreux titres dont deux Brasileiros, une Copa Libertadores et cerise sur le gâteau, une coupe Intercontinentale en 1981 avec un sévère 3 à 0 contre le grand Liverpool.


Le jeune Mozer se fait déjà remarquer au sein de l’effectif par un jeu viril et tenace sur les attaquants adverses, mais il en profite pour se faire une belle réputation de buteur, essentiellement de la tête et sur coup de pieds arrêtés.


Il est logiquement appelé en 1983, pour intégrer la seleçao plutôt en mal de défenseur à l’époque, malheureusement les années 80 n’ont pas été les plus victorieuses pour la sélection brésilienne. Mozer fut tout de même sélectionné 36 fois avec le Brésil. 


Après avoir passé 7 ans au Flamengo, Mozer fini par céder aux sirènes des clubs européens, et c’est le Benfica de Lisbonne qui hérite de ce roc défensif.
Au Portugal, Mozer applique les mêmes méthodes qui ont fait son charme, intimidation, tacles virulents, récompensé par un titre de champion deux ans après son arrivée chez les Lisboètes.

C’est alors que Bernard Tapie qui souhaite monter une grosse équipe, propose plus de 27 millions au Benfica pour recruter Carlos Mozer.
Les dirigeants ne tarderont pas à accepter cette offre, qui au passage fera l’objet d’une enquête judiciaire quelques années après.

Au sein d’une charnière défensive crainte en France et en Europe, Mozer et Boli ont mis à rude épreuve de nombreux attaquants et ont été à la base des succès de l’OM au début des années 90.


L’année du premier titre en 1990 puis pour les deux suivants, Goethals, le sorcier belge, avait mis en place une tactique reposant sur une défense à 3 avec Mozer en tant que libéro, aidé par deux guerriers dans l’axe avec Basile Boli et Bernard Casoni, cette triplette était souvent soulagé par les retours dévastateurs de Di Meco sur les côtés.
On a vanté les mérites offensifs de cet OM, mais la défense était à la base des bons résultats.

Bernard Casoni déclara un jour : « « On a beaucoup parlé du trio magique à l’avant, mais y'avait un trio magique à l’arrière avec Carlos, Baz... et moi. »


Contrairement à l’image de nombreux défenseurs brésiliens capables de dribbler dans la surface après avoir récupéré le ballon dans les pieds d’un attaquant, Carlos Mozer jouait simple et efficace, le joueur puis le ballon, Waddle déclara à son sujet « Carlos ! Vaut mieux jouer dans son équipe que contre lui mais même dans son équipe il vaut mieux bien jouer, on ne sait jamais … »


Après cette fabuleuse période de 3 années pour Mozer et l’OM, ponctué d’autant de titre de champion de France, Mozer décide de quitter le club pour retourner à Benfica, afin d’y vivre ses dernières années au plus haut niveau,
il y gagnera un nouveau titre de champion ainsi qu’une coupe du Portugal en trois ans.

En 1996, Mozer songe sérieusement à raccrocher ses crampons de 22 cms, mais son agent lui propose de signer un dernier juteux contrat d’une année au sein des Kashima Antlers, dans la nouvelle J-League qui essaye d’initier les Japonais au football grâce aux stars du ballon rond.
Cette dernière année sera encore victorieuse puisque les Kashima Antlers seront vainqueur de la J-League.

Mozer arrête donc sa carrière en 97, depuis il n’a pas vraiment quitté le monde du football, consultant pour son ancien club de Flamengo, il est aussi recruteur pour ses anciens clubs, proposant des jeunes joueurs en devenir.
Mais le terrain lui manquait, il accepta la proposition de devenir un des adjoints de José Mourinho.

Mozer a donc appris le métier d’entraîneur jusqu’à 2006, où il est devenu coach cumulant aussi les fonctions de manager, dans l’équipe de l’Interclube en Angola, club lusophone de la police angolaise , quelque peu en perte de vitesse depuis sa finale de coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe contre les Sud-Africains des Kaizer Chiefs.
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fluxy1
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« Répondre #1 le: 19 Septembre 2007 à 09:11:52 »

Un joueur physique qui s’est imposé grâce à son engagement toujours à la limite du carton

Le jeune Mozer se fait déjà remarquer au sein de l’effectif par un jeu viril et tenace sur les attaquants adverses.

Au Portugal, Mozer applique les mêmes méthodes qui ont fait son charme, intimidation, tacles virulents, récompensé par un titre de champion deux ans après son arrivée chez les Lisboètes.

Waddle déclara à son sujet « Carlos ! Vaut mieux jouer dans son équipe que contre lui mais même dans son équipe il vaut mieux bien jouer, on ne sait jamais … »
On a vraiment retrouvé le père de Tony...
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rico29
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La formation rennaise au sommet


« Répondre #2 le: 19 Septembre 2007 à 09:35:48 »

C'est ce que j'ai pensé aussi  lolol lolol lolol
J'adore vraiment cette section, tes portraits sont très complets et réussis Noeste ! 
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noeste
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Diego, para siempre en mi corazon !


« Répondre #3 le: 19 Septembre 2007 à 10:34:55 »

Merci pour vos compliments 
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Dams13
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Dams vole pour vous, au ras du sol évidemment!


« Répondre #4 le: 19 Septembre 2007 à 10:44:48 »

Le père (spirituel?) de Tony

Merci Noeste pour tes belles présentations.

J'ai presque envie de faire l'enfant et de dire: encore encore encore aujourd'hui
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noeste
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Diego, para siempre en mi corazon !


« Répondre #5 le: 20 Septembre 2007 à 10:10:33 »

En attendant que je termine mon sujet pour la date du 20 septembre, je vous ai trouvé un autre guerrier, le genre de joueur qui ne laissera passer personne quelque soit la situation et pourtant ça date ….

Joseph Kaucsar, né Guyla Kaucsar le 20 septembre 1904 à Abeuth (Roumanie) et décédé en 1986, était un footballeur roumain naturalisé français.

Arrivé en France en 1925, il s'installe comme garagiste à Saint-Raphaël. Il devient également la principale attraction du club de football local qui évolue dans la difficile ligue du Sud-Est. Il joua pour le Stade Raphaëlois de 1925 à 1931 puis pour le SO Montpellier de 1931 à 1940.

Naturalisé français en 1929, il est sélectionné quinze fois en équipe de France entre 1931 et 1934. Il honore ses deux premières capes alors qu'il joue encore à Saint-Raphaël et débute par une victoire 1-0 contre l'Allemagne et prend part à la fameuse victoire 5-2 contre l'Angleterre lors de sa deuxième sélection.
Il signe une passe décisive sur le quatrième but face aux Anglais. Son apport au milieu de terrain fut déterminant au cours de cette partie.

Koco reste dans les mémoires comme un joueur rapide et rude qui ne renonçait jamais.
Blessé assez sérieusement à un genou lors d'un seizième de finale de la Coupe de France face à l'Olympique Lillois en décembre 1934, il refuse de quitter le terrain et tient sur une jambe le rôle d'un libero.
En fin de partie, le buteur lillois André Simonyi se retrouve lancé face à lui, dernier rempart avant la ligne de but.
Incapable d'utiliser sa jambe blessée, il prend appui sur sa jambe valide et saute la tête la première dans les jambes du Lillois.
De la tête, il parvient à écarter le ballon des pieds de Simonyi.

Installé à Montpellier après la Seconde Guerre mondiale, il jouait encore à plus de cinquante ans pour le petit club du Montpellier Athletic Club.
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